mercredi 02 septembre
Quelque loin
On m'a dit un jour que nous avions tous au moins un/une pervers(e) narcissique dans notre entourage
J'en ai donc une
Mon champ d'investigation professionnelle
Et donc humaine (Comme parfois j'aimerais dissocier les deux !!!)
En est devenu tellement miné
Que
Quelquefois, j'aimerais
Etre à la fois présente et bien réelle
Mais aussi, quelque part,
Très LOIN ...
J'appelle cela le pays de quelque loin
Mais pour me l'ouvrir : personne !
Parfois aussi,
Le Démon me reprend
Et je finis
Par douter :
Et si tout ceci n'était qu'idée de mon esprit dément ?
Ô dites-moi, comment démentir ce que je ressens ?
Est-ce moi ou l'autre qui déraisonne ?
Mais pour revenir à l'objet de ce billet :
Comment survivre face à une manipulatrice
Quand on a le cœur sensible, comme une fleur ...
Répondez-moi !
jeudi 19 mars
Cahier d'un retour en terre de labeur
Voici bientôt 15 jours
Tara, que vous reprîtes ce sentier par vous si tendrement aimé jadis et naguère
Voiture, train puis marche avant que d'arriver en votre sanctuaire
Sans doute était-ce hier ...
Voici bientôt 15 jours, Tara
que vous reprîtes les armes
Oh! mais vous bâillez ?!
Des journées bien chargées,
Quelques réunions qui n'attendaient que vous
Une petite grève des trains pour se remettre en jambes :
Allons, que diable ! Un peu de nerfs
Voyez : vous avez déjà survécu à l'inévitable assaut des collègues attendries dont l'unique et lancinante préoccupation fut de vous matraquer toute la première semaine d'un "Alooors, c'est pas trop duuuuuuur ?" qui faillit presque avoir raison de votre flegme habituel ...
Vous comprîtes vite qu'il n'est point judicieux de vouloir rassurer votre interlocuteur, lequel, dans bien des cas, s'il est prêt à fondre de compassion au moindre soupir, risque tout autant d'en appeler à la colère des dieux pour un grotesque et timide "Tout va bien"
Laquelle colère eut souvent pour point d'orgue un magnifique "Tu verras dans 15 jours !" on ne peut plus explicite ...
Il est donc de bon ton,
Lorsque l'on reprend ses fonctions,
De manifester quelque signe de grande frustration,
Tara ...
De frustration, bien sûr il en fut, et de grandes
A mes amies, inquiètes et désarmées, en ai parlé
Et vos messages m'ont réchauffé les ailes
Encore pardon Marianne de n'y avoir point répondu de suite ...
Voici 15 jours, Tara, que vous reprîtes les armes et c'était comme une folle envie ce soir de vous en parler
Mais je n'oublie pas mes recettes
A bientôt, sur ma planète !
(Certes, l'art de la pirouette ne fut jamais chez moi de grande qualité ...)
vendredi 14 mars
Considérations post nocturnes
Friday’s fever … Comment ? Vous ne connaissez pas ?
Non, aucune erreur de ma part : je ne cherche pas à reprendre cet anthologique tube des frères Gibb. Cultissime album. Regard mouillé et gommina pour Travolta déhanché louchant sur le brushing d’Olivia. C’est fou ce que les coiffures défiaient alors les lois les plus élémentaires de la pesanteur …
N'empêche qu'ils s'étaient trompés de jour.
Aucun des ouvrages de puériculture engloutis lors de cette première aventure n'avait pourtant mentionné cette particularité de notre agenda.
Je jurai qu'on ne m'y reprendrait pas.
Bon vendredi à vous tous !
mardi 02 octobre
Brumes de la lande à la douceur des figues
Ce matin ... brume tendre et cotonneuse sur les champs
Tu pars conduire ton gamin
Tu te dis que ta voiture aurait tout de même besoin d'être nettoyée de temps en temps ...
Mais au fond, tu t'en fiches !
Pas besoin de ça pour que l'on remarque ta carcasse, toujours garée un peu (beaucoup) plus loin que nombre de parents, qui, s'ils le pouvaient, "expulseraient" directement leur progéniture devant la salle de classe ...
Après, ça klaxonne ou ça marche-arrière sans trop de soucier du rétro. Il y a des matins où tout t'énerve. Mais là, tu ne comprends pas, même quand le ciel est calme dans ta tête.
Mais ce matin, il y a l'odeur de la terre et des haies et du noisetier qui se fondent en des millions d'étincelles, et viennent se poser, là, sur ton visage, ta peau, tes cheveux. C'est un peu fruité, comme l'odeur des mûres.
Et ça sent bon l'automne, jusque sur le toit de l'église sur lequel tu comptes l'alignement des pigeons : 18, ce matin, en rang ... prêt pour la classe !
Tiens ! Tu dois aller chercher un paquet à la poste, alors tu attendras l'ouverture, bien au chaud, chez ton épicier préféré. Tu goûtes ta première clémentine de la saison. Encore un peu chère, mais incroyablement juteuse et parfumée.
Ce soir, tu chilises ... Alors te voilà ensuite chez le boucher.
Mais il ne faut pas oublier la poste et son énigmatique colis ... 9 h 15 ... Tu retournes en ta voiture non sans jeter un oeil noir à ces dames qui depuis tout à l'heure s'éternisent à papoter sur le parking, pendant que tourne le moteur de leur gigantesque char tout terrain des montagnes (il faut bien ça pour transporter les cartables à travers cette terre du Nord, bien connue pour ces cols enneigés et ses reliefs accidentés. Je suis méchante ... pardonnez-moi. C'est vrai que, parfois, il y a un peu de boue au bord des chemins vicinaux et quelques pommes de terre sournoises planquées au creux des virages, sans parler des lièvres qui vous surprennent le soir tombé : quand ils chargent, avec leurs grandes dents et leurs oreilles tranchantes, vaut mieux être équipé ... et le Géant Vert qui vous guette et vous surprend au détour des champs de maïs ... un sacré celui-là ! )
Chacun son style, je sais. Le leur est très beau et très brillant. Pas un grain de poussière ni de vieux Stoptou en train de fondre depuis des mois sur le tableau de bord un peu poussiéreux. Notons aussi une collection impressionnantes de facturettes. Très pratique pour noter tes courses.
Allons, ne sois pas médisante : toi aussi, bien sûr, tu aimes bien te la jouer de temps en temps ... moteur coupé ...
Et puis, c'est un peu contradictoire, renchérit ma conscience, d'écrire cela quand tu es toi même scotchée de sports mécaniques ... Qui c'est qui s'est levée aux aurores pour se caler devant le grand prix du Japon ?
Et là ... ça pollue pas ? Et toi, tu ne te la jouais pas, en rêve, dans la brume du Mont Fuji ?!! Vroum Vroum Vroum Vroum !!!!
Ce que j'aime (parfois) chez ma conscience, c'est son humour et son style direct ! ça change de mes arabesques pseudo-je ne sais quoi !
Passons.
ça sent la clémentine dans ta voiture, tout plein. Mais tu tiendras jusque chez toi. C'est trop bon d'attendre, parfois ! ça aiguise ton envie ... ça aussi, tu aimes.
Mais, vous vous dites que là ... je commence un peu à jouer sur vos nerfs ... "Alors, Tara ? Ya quoi dans ton colis ? Depuis tout à l'heure que tu nous prépares cette chute, il serait peut-être temps de nous l'ouvrir, enfin ..."
Les figues séchées de Tiuscha ... et croyez-moi, je n' en ai jamais goûté d'aussi délicieuses ...
Mais je craquerai bien(tôt) aussi pour son chutney prunes/betteraves ...
Ce soir, en entrée, ce sera : crudités et chutney. Juste avant le Chili ...
Plus un délire de fruits d'automne, au goûter ... s'il en reste ...
Au fond, l'automne, c'est bien ta saison préférée ! C'est presque la plus belle ici ...
Merci à toi, Tiuscha pour cette belle émotion, au sortir de mon bureau de poste ... Moi, dans la brume, avec mon colis sur un cœur translucide, ma grande écharpe béate et le sourire flottant !
Comment ça, je me la jouais ? Mais pas du tout !!!
dimanche 06 mai
Dans ma jungle domestique
Oh ! J'ai un nouvel espace bureau ...
Je viens (enfin) de m'y asseoir ...
C'est le moment qu'attendait la lumière de mes jours pour ouvrir son coffre à jouets.
Bien sûr ...
Perceuse ou scie électrique ?
Mais il paraît qu'il n' en a pas pour très longtemps ...
A l'heure actuelle, me voici perchée au sommet d'une mezzanine.
En pleine lumière.
Etrange effet ... Voilà presque deux ans que je travaillais et vous écrivais dans une espèce de cellule sombre et monastique, propice certes à la méditation ...
Sous mes pieds, le bruit d'un instrument à vocation découpante ...
Si ce billet ne voit pas le jour, amis, nous saurons pourquoi.
Tiens, mais on m'avertit que dans cinq minutes, je n'aurai plus de connexion.
J'aime vivre dangereusement ...
vendredi 27 avril
Folie Légère ...
Ce n’est pas parce qu’en ce moment ma cuisine ressemble à ça …
"Travaux, j’oublie tout !
Plus rien à faire du tout …
J’envoie modérément mes lombaires en l’air !
ça s’est super ! "
On n’a pas encore fait mieux …
1) C’est fou ce que la famille vous laisse tranquille …
"Vraiment ? Vous ne restez pas ?! Dommage ... "
Ou ...
"Comment ? Venir vous voir pendant les vacances de Pâques ? Je crains fort que nous ne le puissions ..."
(Difficulté de prononciation assez forte dans le virage de la subordonnée : pour une parfaite maîtrise du redoutable "que nous ne le puissions", entraînez-vous chaque matin, pendant une semaine. Sous la douche, c'est d'un très bel effet, en vibrato.)
2) C’est incroyable le temps que l’on gagne à ne plus épousseter …
Cependant, il est midi docteur Tara, et vous n’avez plus rien dans le frigo (Normal ! Vous avez dû le débrancher hier soir), votre congelo fait plutôt grise mine sous sa couche de poussière ... et l’homme de votre vie panique un peu …
Il semblerait que son (légendaire) sens de l’humour connaisse comme une légère baisse quand sonne le glas du repas … Normal, c’est un homme, un vrai et c’est pour cela qu’il vous plaît (entre autres). Ceci dit, il est tombé sur une fille qui ne se laisse pas faire (vous, en l’occurrence) et c’est sûrement pour cela que vous lui plaisez (entre autres).
Si seulement elle aimait avec autant d'ardeur le polystyrène ...
Oui, mais, comment dire non à votre charmant voisin, quand il vient vous offrir son plus beau lapin, dans sa version prêt à cuire … Ah ! Mon voisin …
dimanche 11 février
JE SUIS MALAAAAAAAADEU !
Chantait le grand Serge … Difficile, ce matin, de le reprendre en couplet ! Mon lecteur assidu l’aura deviné : Tara nous fait sa petite trachéite de février. Un rendez-vous désormais incontournable,toujours bien placé entre chandeleur et Saint Valentin, laquelle fête risque fort de ressembler aux précédentes : à savoir une poule vermicelles en sachet et au lit ! Au mieux, ce qui me servait jadis de nez aura peut-être repris d’ici là forme humaine et, après une bonne rasade d’Euphon, je parlerai comme Marlon Brando dans Le Parrain. Voilà ! Comme icône de beauté …
Ceci dit, mon tube fétiche d’Homéoplasmine largement étalé sur ce que nous nommerons pudiquement la zone péri-labiale, mon vieux pull
informe et mes séances d’inhalations … semblent avoir sur l’homme de ma vie un
effet inattendu. Ce doit être le côté fragile et sans défense qu’il doit lire
au fond de mes yeux brillants, de fièvre. C’est à se demander à quoi riment
continuellement les couvertures de magazines ! Avoir un corps parfait !
Une peau fraîche et un moral d’enfer ! Foutaises, mesdames ! Le top
du top pour faire craquer votre homme : le pilou-pilou, une bonne paire de
charentaises bien avachies, 38.5 le matin et une toux bien caverneuse.
Et surtout !
Ne cuisinez plus ! Vous découvrirez alors qu’il raffole de la purée
mousseline et du jambon sous vide. Le pire, c’est qu’il dit vrai … Oui, je
sais, nous vivons dans un monde cruel. Des années de formatage pour découvrir
que la perfection n’est pas toujours la première condition !
Il est heureux que tu n'aies pas vécu au Moyen-Age ...
samedi 03 février
Je serai ton Valentin, tu seras ma Valentine ...
Alors ? Que comptez-vous lui offrir pour Saint Valentin ?!!!
Non ! Ne me parlez pas du traditionnel bouquet de fleurs ! S’il est bien un jour où je le trouve affligeant, c’est celui-là ! Non ! N’allez pas, de grâce, rejoindre la cohorte un peu blasée des maris désabusés …
Le drapeau noir flotte sur la marmite et ses tiroirs regorgent déjà d’une quantité impressionnante de variations autour du même parfum … Vous pouvez toujours le lui offrir version bougie d'ambiance ou pot-pourri …
Il y a bien un restaurant que vous aimez beaucoup, mais les réservations sont déjà closes depuis longtemps. En fait, ce sera certainement une soirée lors de laquelle la plupart des couples auront peu de chance de se retrouver en tête à tête autour d'une bonne table !
Si seulement ça tombait un week-end … Mais vous héritez du mercredi soir ! Jour noir ! Même Bisou Fûté vous le dirait … Avez-vous déjà remarqué à quel point votre nid d’amour ressemble à l’île aux enfants chaque mercredi soir ? Cependant, le pays joyeux des enfants heureux risque fort de vous bouter du Paradis si vous négociez mal votre retour … A moins que vous n’alliez louer le déguisement de Casimir et, triomphant, ne proposiez de préparer un énorme Gloubi-Boulga familial …
Je doute cependant que la lumière de votre vie, déjà suffisamment excédée par le balai des « conduites », n’apprécie votre soudaine mais néanmoins tardive vocation d'animateur pour la jeunesse.
Mais peut-être que ce jour-là, exceptionnellement, vous pourriez la remplacer dans le "convoyage" des enfants ... C’est vrai qu’entre l’orthodontiste, le club de rugby (pas génial après l’orthodontiste), l’orthophoniste et le solfège, sans parler de l’atelier d’arts plastiques et l’anniversaire du meilleur copain … Non ? Bon.
Bien sûr, me direz-vous, il vous reste une fabuleuse issue de secours,
celle du « détaché des diktats pseudo-romantiques » qui refuse de souscrire à ce simulacre amoureux ... Vous y avez sérieusement songé mais l’ombre d’un doute vous tenaille. Et quoique vous ne soyez pas doté d’une très grande perspicacité en matière de psychologie du couple, là, je vous conseille amicalement de suivre votre intuition …
Maintenant le désespoir vous accable, et rageusement, vous vous apprêtez à commettre l' irréparable : l’intégrale des plus grandes mélodies d’amour interprétée à la flûte de pan, une nuisette noire toute de dentelles synthétiques et brodée de cœurs rouges, la friteuse dernier cri, une centrale vapeur …
Arrêtez !
Vous l’aurez compris, non seulement le cadeau doit surprendre mais il ne peut participer qu’à l’art de l’éphémère. La plupart d’entre eux s’offrant presque toujours dans une situation imposée, le casse-tête n’en est que plus grand.
Pour ma part, je ne conçois celui-là qu’en terme de partage. A savoir, une double inscription à un cours de cuisine, à un atelier de jardinage, une sortie ornithologique, un club de randonnée, un stage de massages, une initiation à l’astronomie .... Apprenez ensemble le nom des étoiles, le prénom des fleurs …
Cadeau ou instant, le « présent » se doit d’être vécu pleinement.
lundi 29 janvier
Repas de Famille
Ca te réveille aux aurores,
On se demande bien pourquoi ...
Bien sûr Morphée t'a plantée là,
A même emmené ton ange gardien ...
Mais qu'est-ce qui peut bien les faire fuir ?
Repas de famille
Et puis, l'air de rien,
Tu te découvres soudain
Tellement de choses à faire
Ce matin.
C'est comme une petite guerre
Contre toi-même
Et ta mauvaise humeur
Légendaire ...
Ta maison n'a jamais été aussi magnifique,
Et je crois même
Qu'elle va briller dans le noir,
Comme c’est bizarre !
Chaque fois, ça te donne des ailes,
Noires
Repas de famille.
Il a plu toute la semaine
Mais aujourd’hui le soleil brille ...
Et sous ton sourire grêle
Se croisent quelques météorites, qui scintillent
Repas de famille.
As-tu trouvé comme un air niais
Au renard empoté ?
C'est qu'il n'avait encore jamais vu de fille
Empaillée ...
Au fond, d'immenses poissons rouges
Tirent sur tout ce qui bouge
Ils te regardent d'un air navré :
L'eau de ton verre s'est renversée.
Mais toute nappée de papier blanc,
Tu rêves maintenant de frondaisons.
Encore un peu d'imagination
Laisse-toi flotter sous les néons !
Finalement, ça a du bon,
Ne serait-ce qu'en terme de création ...
Repas de famille






