Alors elle s'est dit comme ça ...

Tiens, et si j'écrivais ?

Voilà qui changerait ...

Oh oui ... mais pas comme d'habitude. Non, une autre histoire,

De derrière mes placards

Un peu abandonnés.

Vides des anciennes confitures,

Vides des lignes qui te berçaient, le soir, quand le vent souffle.

Oui, une histoire comme ça,

De celles dont les volutes battaient

Le coeur de mon chaudron

Pour toi, la longue litanie des envies suspendues

Au fil de mes pensées

Là sous la pluie battante.

Grincent les planches des étagères vides.

Je n'ai plus le temps.

Je compte les Etoiles, là-bas,

Et les regarde voler

Dans les neuf palais

De nos années

Car voilà bien des mois

Que nous ne nous sommes vus

Et même si je n'attends plus

Ce m'est une ciguë

A l'amertume douce

Et délicieuse

La recette suivra, bien sûr ...

De cette certitude

J'orne mon front