Voulez-vous jouer avec Mab, ce soir ?!

"A force de compter les moutons qui sautent dans mon lit,
J'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits.
Qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple, dans vos prairies."

Racontez nous les troupeaux qui bercent vos prairies la nuit et faisons ensemble une grande ronde de nuit !

Un petit commentaire ici, un petit message chez vous pour relayer l'information, et le 18 février...à MINUIT ...

Mab nous invite à rejoindre ses nuits. C'est ici. J'aime bien quand elle nous parle de son univers      

Et nous ouvre les portes de son insomnie. J'aime l'idée de cet autre partage, intime et funambule.

A nous d'ouvrir les nôtres

Pour

Une ronde de nuit

Insomniaque transitoire, j'ose avouer parfois la lune regarder. Jusqu'à plus nuit.

Et puis, pendant de longs, longs mois, trouver dans le sommeil des bras pour mes émois.

En éternel transit entre vos jours et mes nuits, le sommeil de plomb et l'oreiller dont je compte les plumes

Je suis !

Hésitante hagarde.

Egarées mes ailes

Dans les silences étourdis.

Parfois aussi, le corps s'endort, l'esprit résiste.

Alors, après avoir longtemps erré, le corps esseulé revient emmener

Son incorrigible conscience

Et lui montre le chemin

Jusqu'au bercail

Et puis, la nuit,

Des poutres jusqu'au plancher

Le chat dans les peupliers

Le vent qui miaule à la fenêtre

C'est fou le monde que je croise

Les vivants comme ceux qui m'ont quittée

Les bons comme les mauvais moments

Mes projets et mes regrets

Ma peur du noir et des armoires

La nuit, quand je m'en viens les refermer

ça me donne un sacré vertige

Pourtant rien ne m'est plus beau

Que la lune qui baigne mes longs couloirs

Le silence inspiré

Da la maison qui soupire

Enfin de nous savoir tous là

En elle abandonnés.