Vendredi soir ... Tu es seule dans le compartiment. Grand week-end ...

Fraîcheur de l'air conditionné. Coule le long de tes avant-bras. Moderato Immobile. 21° à Lille. Torride ...

Sur le quai-vive, Russell Crowe -à moins que ce ne soit son fier destrier- te lorgne d'un œil farouche. Mais qui a baissé la clim ?

L'unique nuage du ciel cyclopéen guidera ton train jusqu'en tes terres. Perdue au fond des plaines boutonnées d'or.
Les maïs en pousse encerclent ta maison. Dans un mois elle disparaîtra sous les épis. Blonds.

Quand tes pavots s'éteindront.

Lanternes de feu à la nuit de mes envies.

Tu défiles cette semaine passée, au gré des arrêts et départs. Ta mémoire comme un quai de gare.

Le véto pour le petit chat, dernier recueilli. Tu l'as appelé Estragon. Le vieux Vladimir le couve des yeux. comme une mama italienne. Pour un peu, il l'allaiterait.

Et ce pollen qui n'en finit pas de te suivre. La nuit tu respires à peine. La fatigue t'assomme. Fraîcheur des couloirs, des murs sombres et frais. Fuis la lumière et les fenêtres ouvertes. L'eau des fontaines fades n'apaisera pas ta soif.

Le yoga pour unique envolée. Ton corps qui se délie. Loin, très loin.

Comme chaque jeudi, jour béni. Tiens, tu as ton numérique ! Photo pour Angus. Nouveau challenge : trouve et tu m'y retrouveras ! Dès qu'il fait beau, souvent. Dans cet antre loin et si près de tout. Vieux Lille. Petites mémés qui croisent leurs chiens. Hors du temps.

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J'ai défroissé mes ailes.

La bouture de lilas a fleuri.

Aujourd'hui tu ne sais pas pourquoi, mais tout fut facile. Huilé.

Tu aimes marcher au soleil.

L'air est plus frais, plus vif

Et puis, petit bonheur. Quelqu'un que tu as suivi cette année. Qui n'avait jamais décroché un mot. Mardi elle est venue te montrer des perles. Et le fil dont elle s'est servie, elle dit qu'elle c'est toi qui le lui as donné. Mouvant collier.

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