Chaque deux février, c'est la fête à la Chandeleur.

Deux, c'est un beau chiffre, bien rond, bien lisse.

Le genre de chiffre pas trop compliqué que je retiens aisément. Le seul que je sache placer correctement dans mon numéro de sécu ...

Oui mais voilà, chez Tara, la Chandeleur ça se fête le 3, parce que le deux, on se souvient toujours un peu trop d'une grande sœur qui franchit le gué de la vie ce jour-là. C'est comme ça. Les fêtes et moi, c'est pas trop ça.

Chandeleur, ça vient de chandelle. Pour un historique un peu plus fourni, ce n'est pas ici que vous serez servi.

J'ai bien cherché, mais la seule procession aux chandelles aperçue ce jour est celle des véhicules bloqués par deux centimètres de neige. Mais que fait la sableuse ?!

Enfin que serait la chandelle sans la crêpe et la crêpe sans la poêle ?! ? Aisni la plus connue des traditions de la chandeleur nous invite à faire sauter les crêpes en tenant une pièce de monnaie dans la main. Avec un peu de chance et de dextérité la crêpe se retourne et revient dans sa poêle, telle un fidèle boomerang à la trajectoire verticale.

C'est bête, moi je les fais à la crêpière électrique : c'est mon côté rebelle iconoclaste, sans doute ... Vous avez déjà essayé de faire sauter les crêpes à l'aide d'une crêpière électrique ?! Pas facile, mais je m'entraîne.

D'ailleurs, il serait temps que j'y retourne ...

Alors, avant que de vous quitter (voyez comme je fus prolixe aujourd'hui !), cette petite recette des plus originales, ! (ma pâte de base pour crêpes sucrées ou salées, sympa non ?!), à moins que vous ne préfériez celle-ci (Oh ! ma recette de crêpes légères ! Comment ça "antinomique" ?! Vous raillez ma chère !)

Et ce dicton des plus rassurants :

"A la Chandeleur, L'hiver s'apaise ou reprend vigueur"

Pessimiste, moi ?!