Jeudi dernier : message de mon amie Marie, qui aimerait entrer en confiture et me demande quelques conseils
J'aime beaucoup Marie et regrette qu'un éloignement géographique nous empêche désormais de travailler ensemble.
Marie a la chance d'habiter désormais dans une bien belle et douce région. Un grand champ de fraises s'étend près de chez elle.
Je me mets à fredonner Strawberry Field For Ever ...
Petit souci : je n'ai jamais réalisé de confiture de fraises ...
Qu'à cela ne tienne !

Vite, j'embarque panier et enfants. Direction : mon petit épicier.
Mais il ne lui reste plus qu'une  barquette de 500 grammes. Je me dis que ce n'est pas bien grave. Il me suffira de faire un saut chez ma fermière ...
Nous discutons légumes quand l'hériter du nom accourt vers moi, rouge et hoquetant. Il vient tout simplement d'avaler tout cru un énorme bonbon et son emballage (chez Tara, on ne jette rien, survie de la planète oblige).
Il s'étouffe ...
Une manœuvre de Heimlich (merci mon épicier !) et un petit tour aux urgences plus tard, je rentre.
Je commence enfin à sourire de cette aventure quand je m'aperçois que mon bolide affiche nettement quelques voyants rouges.
Un jour, il faudra que je vous parle de cette étrange interaction qui me relie à mon engin. Ces voyants lumineux sont bien  le signe de de l'incroyable peur qui m'a saisie tout à l'heure.
Nourrir sa tribu. Faire les devoirs, s'occuper de bébé Tara qui du haut de ses 4 mois n'apprécie  pas vraiment de passer après la page de lecture et les exercices d'Anglais ...
Qu'est-ce que je fredonne maintenant ? Allez, peut-être cet adorable ancien tube  :
Ne la laisse pas tomber, c'est une femme au foyer, Euh ?...non :libérée !
Ni l'un ni l'autre ne sont vraiment facile. Parfois j'appréhende le moment où il me faudra reprendre armes et bagages et laisser ma petite planète chez la nourrice, parfois je me dis que la vie de femme au foyer n'a rien, mais vraiment rien d'une virée tranquille en bord de mer !
Mais revenons à nos fraises !
Eh bien, je n'ai pas vraiment eu le temps de passer chez ma fermière ... 500 grammes c'est bien peu. Mais je sais en mon potager un légume-fruit qui m'attend et me tend ses branches déployées. Je réservais ma rhubarbe pour une grande occasion. Je sais aussi que mes fraises ne résisteront pas longtemps aux assauts de ma marmaille dentée ...
C'est le moment de tenter un petite confiture de fraises à la rhubarbe !
En toute simplicité !
Très tard : dans le silence des arbres buissonnants une ombre se faufile , armée d'un petit couteau. Quelques pigeons ramiers se sauvent. Les garennes dressent leurs oreilles. C'est Tara qui s'en vient couper du bois euh ... non : sa rhubarbe !
Cette nuit elle macérera avec mes fraises et du sucre.
La suite au prochain épisode !

Mercredi; 13 heures 45 ... Je poste (enfin) ce billet que j'avais enregistré il y a quelques jours dans mes brouillons et vous laisse. Encore un peu de patience. La recette arrivera. Pour l'instant je conduis l'héritier du nom aux urgences. Le médecin vient de passer et l'on subodore quelque appendicite.
Ma voiture est chez le garagiste. Bien sûr ...

Ne la laisse pas tomber ... Tu sais c'est pas si facile ...