Ces jours-ci j’ai cueilli
Ma dernière fleur de sel.
Profonde est ma détresse !

Me rendre à l’évidence
D’un obligé retour
En terre de préférence !

Laisser là mes soucis,
Car au large m’appelle
Une île que je délaisse
Depuis bien trop longtemps.

Penchée sur les œillets
J’irai me promener
Dans les marais salants
Ou sur les bords de quai …

Et dans mes sacs en jute
Je vous rapporterai
Tous mes rêves salés
Par les vents des marées …
Mais, chut !