Alors on l’a vue ranger ses rêves, ses édredons …

Alors, on a entendu battre les tambours

De son cœur si lourd.

Chacun s’est dit «  Est-elle partie ? « Que t’a-t-elle dit ? »

Et puis, on l'a croisée à l'ombre des ogives.

Sortir l’armure ? Affûter l’épée ?

De nouveau lancer ses flèches ...

Alors on l’ a entendue taire sa douleur

Sachez mesdames qu’elle est réelle

Evincer le mal qui l’ attelle

Franchir l’abîme ?

Et puis ?

Alors elle a souri à ta douceur.

Est-ce là tout ?

Mais c’est beaucoup !

Ô mon amour, mon âme sœur

Toi seul m’aimes et comprends

L’aridité de mon cœur sec

Et moribond

Toi seul la sais et la soulages.